Editorial

Pourquoi vous avez besoin du low-code

Le concept du Low-code existe depuis des décennies, sous différents noms. La vague précédente s’appelait AGL (atelier de génie logiciel), mais n’a pas connu un succès majeur. L’idée du low-code est d’automatiser autant que possible le développement d’une application, et de limiter le développement ‘artisanal’ aux fonctions traitant de vraies particularités métier. Cette idée est une évidence pour qui a vécu des activités de développement, et en particulier la quantité incroyable de tâches à non valeur ajoutée.

Si le low-code reste une niche, les stratégies les plus répandues sont l’achat d’un logiciel sur étagère implémentant déjà les processus métier, ou le développement sur mesure. Récemment, la tendance forte est à la réutilisation par les entreprises des technologies de l’internet grand-public, beaucoup plus avancées.

Ces stratégies ont créé beaucoup de frustrations. Le logiciel sur étagère rend votre entreprise client captif, un fait qui n’a pas échappé aux vendeurs de logiciel. La tentation d’augmenter les prix sur ce marché captif devient difficile à résister, surtout si l’alternative est de remettre en cause l’organisation et la structure de coût pour attaquer de nouveaux marchés qui seront moins lucratifs. En plus des prix, les utilisateurs de logiciels sur étagère sont souvent bloqués par les limites des solutions achetées, qui ne sont pas toujours extensibles : peu de logiciels d’entreprise ont des interfaces propres permettant des extensions.

Le développement sur mesure a l’air plus attractif, surtout si l’on essaie de réutiliser les technologies de l’internet grand-public: la plupart des grandes applications internet sont de très bon niveau. Toutefois, les compétences nécessaires pour développer ces technologies ne sont pas toujours accessible à la direction informatique d’une entreprise, le résultat final peut donc être très différent de ce que vous avez à la maison. Et les technologies grand publics ont souvent un cycle d’obsolescence court, de l’ordre de 5 ans (vous souvenez-vous de Flash ?). C’est souvent ennuyeux, car les applications pour les entreprises ont souvent un cycle de 10 à 40 ans. Quand une application fonctionne en production, et que tout le monde est formé, il est souvent idéal de la laisser tourner le plus longtemps possible, les migrations ayant toujours, si on est honnête, un retour sur investissement négatif.

De plus, l’ergonomie des produits d’internet grand public ne sont probablement pas toujours les plus adaptées pour des systèmes d’entreprise gérant des processus complexes et critiques. La simplicité est l’alpha et l’omega des produits grand publics. Mais dans la vie professionnelle, la capacité pour des utilisateurs experts à traiter de façon efficace des quantités importantes de données (typiquement de quelques centaines à quelques dizaines de millier) semble plus importante qu’un beau design. Une des priorités pour l’entreprise est aussi la productivité des utilisateurs expérimentés (power-users), qui ont des besoins particuliers (par exemple des raccourcis claviers rapides). Pour un utilisateur expérimenté, l’interface parfaite est un cockpit d’avion, l’exemple canonique d’interface efficace pour un professionnel. La difficulté pour un bon produit professionnel est évidemment de combiner une excellente ergonomie pour les utilisateurs confirmés, et un démarrage facile pour les débutants. Ce n’est pas incompatible, et la plupart des jeux-vidéos réussissent à concilier les deux.

Les produits grand-publics s’adressent aujourd’hui d’abord au mobile, alors que la vie des employés de grande organisation se passe toujours devant un écran, avec un clavier et une souris. Commander un taxi ou chercher une adresse est bien pratique sur un téléphone, en fait, c’est même plus pratique que de le faire depuis un ordinateur car la localisation apporte beaucoup. Par contre, essayer de réaliser une opération simple de la vie de bureau, par exemple envoyer un e-mail qui comprend un extrait (copier / coller) de deux e-mails précédents, et l’expérience sera proche d’une petite torture. En revenant sur votre PC, vous ressentirez alors un soulagement intense. Et cet exemple est vraiment parmi les plus simples du travail de bureau quotidien en entreprise.

Sur ces sujets compliqués, tout n’est évidemment pas tranché. Pour les petites et moyennes entreprises, acheter un logiciel de comptabilité sur étagère est une évidence. De façon plus générale, chaque fois qu’il existe une norme (la norme comptable dans notre exemple), et que le sujet n’est pas considéré comme un différenciateur majeur, acheter un logiciel sur étagère est une bonne idée, surtout si l’on sait limiter le risque de devenir client captif. Certains services simples, comme la réservation de voyage, la validation des congés, peuvent aussi être développés comme des applications web ou mobiles.

Toutefois, il existe un vaste espace où le développement d’une solution spécifique serait optimal. Cela représente probablement 30% des besoins d’une petite organisation, et jusqu’à 80% dans une organisation plus large. Ce sont tous les cas où une ergonomie très productive est nécessaire, l’implémentation de besoins spécifiques apporte beaucoup de valeur, et un coût de possession bas est significatif.

Un bon outil low-code permet le développement et le déploiement de ces solutions spécifiques au coût le plus réduit possible. Dans les pilotes réalisés avec Open Lowcode, des applications simples qui auraient coûté entre 30 et 60K€ avec un développement traditionnel ont été déployé et 2 jours d’effort. Une application de taille moyenne représentant 300K€ de coût a été déployé en 10 fois moins. Les opérations peuvent aussi être rendues très bon marché en utilisant une infrastructure complètement open-source, dans ce cas Linux et Maria DB). L’effort fait sur les performances veut dire que l’on peut faire tourner l’application avec 10 à 20 fois moins de ressources qu’un logiciel moins optimisé.

Avec Open Lowcode, vous pouvez expérimenter l’approche low-code avec la garantie du logiciel libre, vous n’êtes jamais client captif. Vous pouvez également demander des extensions directement aux auteurs de l’outil pour un coût similaire à un développement local, et un calendrier défini. Ces extensions seront intégrées à l’outil, et donc maintenues sans coût pour vous, vous bénéficiez également des extensions demandées par les autres utilisateurs. Cela vous donne beaucoup plus de garanties de la réussite de votre projet qu’un logiciel commercial. Alors pourquoi ne pas essayer ?

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